mardi 10 novembre 2015

La psychologie et moi


Bonjour ! 


Aujourd'hui j'ai à nouveau envie de vous parler. Oui je sais je publie vraiment de manière aléatoire, pardon. Et je ne peux pas vous parler de moi sans vous parler de la psychologie, mon domaine d'étude. 
Donc oui, j'étudie la psychologie et je suis donc en Master 1 cette année. Je dois vous avouez qu'entre elle et moi c'est un peu... Amour/haine. Comme vous le savez ou sans doute pas, il existe différents type de psychologie : la psychologie cognitive, la psychologie sociale, la psychologie développementale et enfin la psychologie clinique (ce à quoi moi j'adhère). Et comme si ça suffisait pas il y a aussi plusieurs courant de pensée dont deux en particulier, la psychanalyse et les thérapies cognitivo-comportementales.  Pour vous expliquez de façon TRÈS simplifiée, la psychanalyse c'est le travail de l'inconscient, les TCC c'est le travail du comportement. 
Cette relation amour/haine avec la psychologie je la dois à ces deux courant. Mais avant de vous en dire plus je vais décrire mon parcours années par années. Non t'inquiète pas ça va pas durer des heures. 
        J'ai décidé d'étudié la psychologie pour plusieurs raisons, aider les autres oui, mais surtout m'aider moi. Beaucoup d'étudiants en psycho vous dirons d'ailleurs la même chose. J'ai fais ma première année de Licence à Toulouse, je n'ai pas beaucoup de souvenir de cette année, on vous rabâche souvent toute la théorie, les concepts, les courants de pensées, bref ça vous met juste dans le bain. 
       Ma deuxième année je suis partie à Nîmes, après mon hospitalisation à cause de calculs rénaux je me suis sentie extrêmement seule, j'avais besoin de me rassurer et surtout de me rapprocher de ma sœur, j'avais besoin de son aide, d'elle. Cette deuxième année, m'a extrêmement surprise, en effet l'université de Nîmes est une des rares à enseigner les TCC, au détriment de la psychanalyse. Je peux vous dire que les profs n'ayant pas la même approche ne s'apprécient pas... vraiment. C'est donc à partir de cette année que je me suis intéressé aux TCC, ce que j'ai beaucoup apprécié, j'ai aussi découvert les neurosciences avec des professeurs absolument inspirant et passionnant extrêmement doués dans leur domaine, des femmes. D'ailleurs mes meilleurs professeurs ont souvent été des femmes. 
          En troisième année je me suis donc spécialisé en clinique TCC. J'ai adoré ça. J'ai pu étudier de nombreuses maladies, fais un mémoire sur la schizophrénie. 
       Cette année, j'ai du retourné à Toulouse, pour la simple et bonne raison que l'université que je visais étais trop demandée et que je ne souhaitais pas rester à Nîmes. Cette ville, je l'ai détesté, je ne m'y sentais pas à ma place. J'ai eu du mal à prendre cette décision parce que je devais à nouveau me séparé de ma sœur. Et que le Master de Nîmes était parfait. Je suis donc arrivé à Toulouse, et me suis "trompée" d'unité d'enseignement. Seul deux Master en France ont un courant TCC, donc je devais me replonger dans la psychanalyse. Ce qui est extrêmement compliqué. Je suis pour une approche pluridisciplinaire, et la psychanalyse est quelque chose de très logique mais aussi très compliqué. Tous les mots ou presque sont à prendre de manière figuré.  Je n'ai donc qu'une chose à faire, m'accrocher et revoir tout les concepts psychanalytique, Freud, ma nouvelle bible.



          Oui tout ça c'est un peu abstrait pour vous, mais j'avais besoin de vous expliquer ça pour continuer. En effet, j'ai une licence en psychologie, je suis en Master donc. 
Ce qui me débecte ? Voir que beaucoup de gens sur internet se prennent pour des psychologues alors qu'ils n'ont pas fais d'étude. Que leurs "petits conseils" peuvent être graves. Le cerveau humain n'est pas un JOUET. Vous pouvez conseiller, oui bien sur. Mais faites attention à qui vous parlez, à qui vous donnez vos conseils. Le pire dans tout ça ? Je vois des amis qui sont mal, qui aurait besoin d'aide et que je ne peux pas aider. Le code de déontologie m'en empêche. Et ça me rend folle parce que je pourrais vous aider, que je sais ce qui vous arrive, que j'ai les clés mais que je ne peux pas m'en servir. Bien sur je pourrais vous donner des conseils d'amie moi aussi, mais pas de psy, même si il m'arrive de faire le mélange des deux sans forcément le vouloir, c'est ancré. 

Je vous en prie, faites attention à qui vous allé exposer vos problèmes, tout d'abord parce que cela peut être dangereux pour votre santé mentale, mais aussi parce que certaines personnes sont faites pour ça. Ne prétendez pas non plus connaître une maladie parce que la tante du frère à la sœur de Gérard l'a eu. Croyez moi c'est bien plus compliqué que ça. Enfin, ne faites pas de votre cas une généralité, ce n'est pas parce que vous avez pu surmonter quelque chose d'une façon que les autres pourront également le faire. 


PS : Tant que vous ne serez pas réellement soignées (vous comprendrez peut-être), vos démons vous reviendrons sans cesse comme un coup de massue


Prenez soins de vous s'il vous plait ♥







2 commentaires:

  1. Bonsoir ! Je suis tombée sur ton article par hasard et je partage ton avis ! Je suis actuellement en L1 de psychologie, et je rencontre moi aussi des personnes de mon entourage qui pense que le fais de parler avec une personne de confiance permet d'aller mieux, alors qu'au contraire je leurs demande d'aller voir un psychologue qui d'après moi les aiderais à surmonter leur mal être. Je pense que la société d'aujourd'hui considère les psychologues comme des êtres qui les analyse sans arrête et qui existe pour les rabaisser ou pour donner immédiatement réponses à leurs question.
    En bref, je suis juste contente que quelqu'un parle des psychologues et met en avant les escrocs qui pense être psychologue par simple capacité d’empathie et de les conseiller vis à vis de leurs vécus. Mais comme tu le dis chaque être humain est différents et que le cerveau humain n'est pas si facile à comprendre que ça.

    Bonne soirée a toi,
    La tête dans les rêves.

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  2. Voilà exactement ! Après tout on ne fais pas des études pour rien :)
    Merci beaucoup pour ton commentaire et bon courage pour tes années alors !

    Bisous, Cassie

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